Qu’est-ce que c’est ?

La VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standard for non-listed SMEs) est un standard volontaire destiné aux micro-, petites et moyennes entreprises non cotées, en particulier celles qui ne relèvent pas du champ obligatoire de la CSRD. EFRAG rappelle que la VSME a été conçue pour les entreprises de moins de 250 salariés, avec une logique proportionnée et orientée vers l’usage (répondre aux demandes de la chaîne de valeur et des financeurs).

Le standard poursuit plusieurs objectifs complémentaires : permettre aux PME de répondre de manière plus efficace aux demandes d’informations ESG, faciliter les échanges avec les banques et investisseurs, structurer la gestion interne des enjeux de durabilité et soutenir la compétitivité à moyen terme.

L’intérêt principal est de transformer le reporting en outil de pilotage (collecte structurée, indicateurs stables, trajectoire), plutôt que de le réduire à un exercice déclaratif.

Pourquoi un standard, alors que le reporting est « volontaire » ?

Même lorsqu’une entreprise n’est pas soumise à une obligation réglementaire de reporting, elle reçoit de plus en plus de demandes de données ESG (clients, banques, investisseurs, donneurs d’ordre). Le standard VSME a été développé pour répondre à ce besoin : harmoniser la manière de présenter les informations et réduire la multiplication des questionnaires non coordonnés.

La VSME est construite autour de deux modules :

Module Basic (socle)

Le module Basic constitue un niveau d’entrée conçu pour être accessible, notamment pour les micro-entreprises. Il couvre un ensemble limité de disclosures centrés sur des informations fréquemment demandées (par exemple émissions GES et indicateurs de base).

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Module Comprehensive (approfondissement)

Le module Comprehensive complète le socle en ajoutant des disclosures généralement attendus par des parties prenantes externes (banques, investisseurs, grands clients), par exemple une description des pratiques et politiques (C2) ou des éléments relatifs à des objectifs climat (C3).

Un point important est que la VSME ne repose pas sur une obligation systématique de double matérialité et privilégie une logique « if applicable » (informations fournies lorsqu’elles sont pertinentes au regard des activités).

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La disclosure C2 : un bon levier pour structurer le “fond” d’un rapport

Pour des entreprises qui s’interrogent sur “quoi dire” dans un rapport, la disclosure C2 (module Comprehensive) est particulièrement utile, car elle attend une description des pratiques, politiques et initiatives futures liées à la transition vers une économie plus durable.

Le guide EFRAG associé précise que l’objectif est d’aider les PME à rendre leur démarche intelligible, sans imposer un format unique : les exemples proposés sont non obligatoires, non prescriptifs et sector-agnostiques, mais ils donnent une base de rédaction structurée.

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Mise en œuvre pratique : démarche recommandée

Étape 1 – Préparation et cadrage

Il est généralement recommandé de commencer par un diagnostic de maturité, puis de choisir le niveau (Basic seul, ou Basic + Comprehensive), et de clarifier les attentes des parties prenantes en matière de reporting.

Étape 2 – Collecte et fiabilisation des données

La VSME devient utile dès lors que l’entreprise met en place un système simple de collecte, adapté à ses moyens, avec validation par les équipes opérationnelles.

Étape 3 – Rédaction et publication

L’objectif est de produire un document clair, structuré, réplicable d’une année sur l’autre : quelques indicateurs stables, des actions illustratives, et des objectifs réalistes.